mercredi 4 février 2015

Ateliers de Cuisine qui font du Bien pour personnes âgées et handicapées

COMMENT VIVRE PLEINEMENT SA CUISINE?

Les spécialistes s’accordent à dire que la cuisine représente pour les personnes plus fragiles (âgées,
handicapées, hospitalisées ou ayant des difficultés motrices, psychiques ou comportementales), une activité de soin et d’animation à part entière.
Les repas sont des moments forts de la journée, de l’achat à la préparation, jusqu’à la dégustation.

La pratique des ateliers culinaires permet de réunir plusieurs activités :
- une activité de communication : choix des menus, courses, etc.
- une activité communicative de réapprentissage ou de maintien de certains automatismes : règles d’hygiène, diététique, etc.
- un moment de socialisation avec une organisation par tâche
- une activité manuelle et réflexive visant à repérer et/ou à améliorer certains troubles aux niveaux du geste (éplucher, pétrir, remuer, etc.), de l’espace (repérer le lieu, les meubles, les ustensiles, etc.), du temps (calendrier, choix des aliments par rapport aux saisons, célébration d’un événement, etc.).

DES ATELIERS SUR-MESURE

Nos Ateliers qui font du Bien s'adressent aux personnes âgées, handicapées, hospitalisées ou à toute personne ayant des difficultés motrices, psychiques ou comportementales, ainsi qu'à leurs proches, en région parisienne.

Plusieurs formules, en fonction de ce qui vous correspond le mieux:
1) à domicile
2) en atelier: dates et lieu à venir
3) dans les structures d'accueil et de vie


Cuisinez vos 6 Sens bâtit sa prestation sur-mesure, pour répondre parfaitement à votre besoin. Un premier rendez-vous physique ou téléphonique, nous permettra de mieux comprendre vos attentes, afin de vous fournir la prestation qui vous convient, avec des tarifs étudiés (à partir de 50 euros pour 2h30 d'atelier, avant déduction fiscale*).


C’est convaincu des vertus bienfaisantes de la cuisine que Cuisinez vos 6 Sens vous attend pour réaliser ensemble de bons petits plats et réveiller toutes les capacités motrices, mentales et relationnelles du participant! 

Avec Cuisinez vos 6 Sens, vivez pleinement votre Cuisine!

- Que ce soit pour offrir ou pour vous offrir, contactez-moi vite -

*Cuisinez vos 6 Sens est en cours d'agrément. 

lundi 2 février 2015

Mangez de saison qu’on nous dit…

Bien, bien, mais comment savoir quelle est la période idéale pour consommer tel fruit ou tel légume, quand les étals de nos (super)marchés nous proposent tout toute l’année ?!

Afin de vous aider à y voir plus clair et de ne plus être blasé de voir des tomates dans votre assiette de janvier à décembre, j’ai décidé de vous dévoiler chaque mois la short-list des fruits et légumes à acheter, à chouchouter, à mitonner, et dont vous régaler dans les 4 semaines qui suivent.

Outre le bénéfice de varier votre alimentation - parce que les tomates c’est bon, mais il n’y a pas que ça, et toute l’année, ça peut devenir lassant - vous remarquerez avec joie que c’est à cette période que les dits fruits et légumes sont les plus beaux, les plus odorants et les plus savoureux ! Et si vous regardez leur provenance, il y a fort à parier que vous restez dans un périmètre géographique tout à fait acceptable…double bonne action : vous favorisez la production locale et vous limitez l’empreinte carbone (c’était mon argument écolo-patriote). Attention à ne pas vous faire avoir par les pommes qui viennent d’Afrique du Sud !

Trêve de justifications, vous avez l’eau à la bouche, je le sens ! Rentrons donc sans plus de détours dans le vif du sujet.

Nous sommes le 2 février, le moment me parait fort bien choisi pour partager avec vous les STARS du mois… et quelques idées originales pour les cuisiner (n'hésitez pas à partager vos recettes en commentaires!!).

les nominés - et tous vainqueurs - sont : 

dans la catégorie FRUITS : 
* le citron - tarte au citron meringuée 
* la mandarine - en jus, tout simplement pour changer du jus d’orange 
* l’orange - confiture d’oranges amères 
* le pamplemousse - charlotte rose au pamplemousse 
* la poire - gratin de poires aux amandes et au vin blanc 
* la pomme - en crumble, souvenez-vous de notre histoire de sens...

dans la catégorie LÉGUMES : 
* la betterave -  petit rappel sur les bienfaits par ici!
* la carotte - soupe carotte-sirop d’érable 
* le céleri - céleri rémoulade maison 
* le chou (de Bruxelles, rouge, brocoli...)
* les courges (courge, citrouille, potiron, potimarron...)
laissez-vous étonner par leur diversité de goût
* l’endive - délicieuses endives au jambon 
* le navet - soupe de navet à la noisette 
* la pomme de terre - gratin dauphinois 
* le poireau - fondue de poireaux 

dans la catégorie SALADES : 
* la mâche 
* la frisée - avec des petits croûtons et des lardons

dans la catégorie AROMATES : 
* l’ail  
* l’oignon - tartelettes à l'oignon

Notons que certaines autres sources vous proposerons d'autres fruits et légumes pour février...Je ne suis pas sectaire, et ne prétend pas détenir la vérité absolue à ce propos, l'essentiel étant de faire preuve de bon sens!!

Vous remarquerez que je suis restée sur les fruits et légumes qu’on retrouve couramment dans notre beau pays. Pour les fruits et légumes plus exotiques, ils ne sont jamais vraiment de saison chez nous, dans la mesure où on ne les cultive pas (ou très peu). Vous pouvez donc en consommer toute l’année au gré de vos envies d’évasion gastronomique!


Et maintenant, A TABLE!!


lundi 26 janvier 2015

le PETIT DÉJEUNER, c'est sacré!

Ceux qui me connaissent savent à quel point je tiens à mon petit déjeuner et à mes tartines de confiture...et à en lire croire les spécialistes de la Nutrition, je n'ai pas forcément tord!

Les études montrent que 87% des Français ne prennent pas un petit déjeuner équilibré (étude CREDOC: le petit déjeuner, en perte de vitesse, avril 2013). Or après la nuit et un jeûne d'environ 8 heures, notre organisme a besoin de reprendre des FORCES!

Pour rappel, le petit déjeuner équilibré idéal se compose:
1) d'une boisson (chaude ou froide) pour s'hydrater
2) d'un produit céréalier présentant une bonne densité nutritionnelle: du pain, des biscuits, des céréales...
3) d'un laitage: un yaourt, du lait, un fromage blanc...
4) d'un fruit: entier ou sous forme de jus
Avec ça, vous êtes sûrs de faire le plein de bons nutriments (fibres, protéines, vitamines et minéraux)
Attention cependant à la qualité des produits et aux taux de sucre notamment!

Petits conseils pour envoyer de bons signaux au cerveau et ainsi éviter la fringale du matin:
1) évitez les aliments trop mous => quand vous mastiquez, des signaux sont envoyés à votre cerveau et lui font comprendre que vous êtes en train de manger...
2) prenez le temps de savourer ce moment (quitte à se lever un peu plus tôt, promis, ça vaut le coût!) => le cerveau a besoin d'être concentré pour pouvoir apprécier à sa juste mesure ce qui est en train de se passer et envoyer un message de satiété

Et si malgré tout la petite faim de 10h pointe le bout de son nez, pas de panique, vous pouvez craquer ...après avoir vérifié que vous avez vraiment faim!
Pour craquer intelligemment, privilégiez les aliments que vous n'avez pas pris au petit déjeuner pour respecter l'équilibre de la journée.
Si vous avez faim parce que vous n'avez pas eu, ou pas pris, le temps de prendre votre petit déjeuner, il vous suffit d'envisager une version nomade du petit déjeuner idéal.

Pour finir, je partage avec vous une délicieuse recette de GRANOLA (c'est le nom US de muesli!) piquée à Emilie, blogueuse culinaire de choc:

ingrédients:
- 1 verre de flocon d'avoine
- 1 verre de millet soufflé
- 1 verre d'amandes
- 1/2 verre de graines de courges
- 2 cuillères à soupe de sésame
- 1 cuillère à soupe de noix de coco râpée
- 5 cuillères à soupe d'huile (plutôt de colza ou de noix pour leur meilleure qualité nutritionnelle)
- 5 cuillères de miel

1. Dans un grand bol,mélangez les flocons d'avoine, le millet, les amandes, les graines de courge, le sésame et la noix de coco.
2. Ajoutez l'huile et le miel et remuez jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène
3. Sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé, déposez le granola en l'étalant de manière uniforme. Enfournez à 170°C pendant 30 minutes, en mélangeant au bout de 15 minutes.
4. A la sortie du four, laissez refroidir complètement pour que le mélange durcisse.
5. A conserver dans une boite hermétique et à savourer au petit déjeuner, avec un bon yaourt ou un fromage blanc, en ajoutant des tranches de poire ou des suprêmes d'orange.

ET SI VOUS DEVENIEZ DU MATIN ?!


Sources: ma Vie en Couleurs le Mag (n°12-Janvier 2015), www.griottes.fr

lundi 19 janvier 2015

un peu de PIMENT dans votre Assiette

pour une cuisine pleine de piquant...sagement dosé!

Qu'ils sont beaux tous ces piments dont se parent les étals des marchés!!
On redoute pourtant - à juste  titre - de les utiliser, de peur de ne pas savoir correctement les doser et d'enflammer les palais de nos convives.
Voici donc quelques infos sur cet ingrédient star de l'année (souvenez-vous de notre carnet de tendances 2014-2015, petit rappel par ici), idéal pour relever les saveurs d'un plat et réveiller vos papilles de la torpeur hivernale.

Il existe de nombreuses sortes de piments: de Cayenne, de Thaïlande, antillais, oiseau, Jolokia, d'Espelette... Même le poivron doux fait partie de la famille! Verts et acides avant d'arriver à maturité, ils prennent par la suite des couleurs différentes, en fonction de leur variété. On retrouve ainsi des piments de couleurs verte, rouge, orange, jaune et même violette!
Les piments que vous trouverez le plus facilement sont les piments antillais (en forme de lampion) et les piments oiseau (en forme de bec).
En fonction des recettes, vous pourrez être amenés à les utiliser frais entiers ou coupés très finement, séchés, marinés, en poudre (pour info, le paprika est une poudre de poivron originaire de Hongrie, plus ou moins forte) ou sous forme de Tabasco (piment mariné dans le sel et le vinaigre).


Si vous n'avez pas trop trop l'habitude de cuisiner des plats à base de piment, mon conseil est le suivant: ajoutez le piment progressivement en goûtant au fur et à mesure, de façon à vous arrêter juste quand votre seuil de tolérance sera atteint. Afin d'apprivoiser la force du piment, vous pouvez commencer par utiliser des piments doux ou du piment d'Espelette, dont le piquant est comparable à celui du poivre.

Pour ceux qui auraient eu la main un peu lourde sur le piment et dont la bouche (ou celles de leurs convives) serait en feu, sachez que boire de l'eau est inutile! L'idéal est de consommer un produit laitier. Nos voisins d'Inde l'ont bien compris: c'est la raison pour laquelle ils accompagnent souvent leur repas d'un lassi (boisson au yaourt).

Pour ceux qui sont intéressés de connaître le pourquoi du comment, c'est la capsaïcine, composant actif du piment, qui lui donne sa force et produit cette sensation de brûlure en bouche. On mesure d'ailleurs l'intensité du piquant des piments sur l'échelle de Scoville.


Et pour finir en gourmandise: figurez-vous que les piments rouges (Chili, d'Espelette,...) s'accordent parfaitement avec le chocolat. Mousse, fondant, macarons...pour des déclinaisons à l'infini et toujours plus de piquant dans vos vies!


!! BON APPÉTIT !!

Source: ma Vie en Couleurs le Mag (n°12-Janvier 2015)

lundi 12 janvier 2015

SUGAR baby love!!

Sans sucre, la vie manquerait-elle de sel?

Pour commencer, petit point sur les terminologies:
- quand on parle de sucre (sans 's'), on parle exclusivement du saccharose, extrait de canne (à sucre!) ou de betterave à sucre.
- en revanche, quand on parle de sucres (avec un 's'), on parle de tous les glucides simples qui donnent un goût sucré aux aliments => le glucose, le fructose, le lactose et le saccharose.

Les sucres que l'on retrouve dans notre alimentation peuvent être naturellement présents dans les aliments que nous consommons (fruits, jus, lait...) ou ajoutés à domicile, par l'artisan ou par l'industriel. Il est important de souligner qu'en plus d'apporter la saveur sucrée, le sucre remplit de nombreuses fonctions: il colore, il conserve, il donne de la texture...

Le sucre est-il un ennemi?
Le sucre est indispensable à notre alimentation: sans glucose, notre cerveau ne peut pas fonctionner! C'est donc un allié. En revanche, c'est comme pour tout: trop de sucre tue le sucre...ou comme le dirait le célèbre proverbe chinois: "trop de colle ne colle plus, trop de sucre n'adoucit plus".
Aucun aliment, ni aucun nutriment n'est à lui seul responsable d'une prise de poids. Ce sont les calories consommées en excès et de façon durable qui entraînent un gain de poids (à condition qu'il y ait un déséquilibre prolongé entre les apports alimentaires et les dépenses énergétiques).
Bonne nouvelle donc: consommés en quantité raisonnable, le sucre et les produits sucrés (y compris les boissons) ont leur place au sein d'une alimentation variée, équilibrée et source de plaisir!
Quizz: si 1g de saccharose apporte 4kCal, combien de calories vous apportera un morceau de sucre* (environ 6g)? Sachant qu'un morceau de sucre est composé exclusivement de molécules de saccharose...

Light, zéro, allégé en sucres, sans sucre...ahaha!!
Voici quelques explications pour mieux comprendre les étiquettes:
- light=allégé en sucres=réduit en sucres: qui contient au moins 30% de sucres en moins que le produit standard.
- sans sucres=zéro: qui contient moins de 0,5g de sucres/100g ou 100ml.
Bon à savoir: souvenez-vous, le sucre est également un agent de texture, de conservation, de coloration, etc. retirer le sucre d'un aliment ou d'une boisson n'est donc pas quelque chose d'anodin. C'est pourquoi, il est souvent remplacé par d'autres ingrédients ou additifs.
Par exemple, dans le cas du Coca-Cola Light et du Coca-Cola Zéro, le sucre (saccharose) a été remplacé en partie par de l'aspartame (un édulcorant qui apporte le goût du sucre, sans être du sucre).
Consommer donc des produits allégés en sucres, pourquoi pas, mais ATTENTION aux quantités: une étude (CREDOC) datant de 2009 a montré que 35% des adultes français interrogés consomment au moins un produit allégé en sucres par semaine, mais ces personnes consomment entre 30 et 50% de plus en quantité de ces produits...De quoi laisser songeur!

Pour finir, voici un ordre de grandeur de la teneur en sucres de quelques aliments (il est important de bien considérer les portions consommées!)
- boissons sucrées: 8 à 12% de sucres => 1 verre de limonade (20cl) contient 17g de sucre (saccharose) et apporte 68kCal
- yaourts: 5 à 15% de sucres => 1 yaourt aux fruits (125g) contient 18g de sucres (lactose, glucose, fructose, saccharose) et apporte 100kCal.
- biscuits: 20 à 30% de sucres => 3 sablés (21g) contiennent 5g de sucres (saccharose, glucose) et apportent 95kCal.

Sur toutes ces informations qui, je l'espère, vous auront intéressé, je vous laisse méditer, en musique...



!! Bonne semaine !!


Source: www;lesucre.com // mangerbouger.fr

lundi 5 janvier 2015

Le petit NOUVEAU de la rentrée

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler, peut-être en avez-vous-même déjà consommé…
C’est la nouveauté de la rentrée 2015 : la famille Coca-Cola s’agrandit et a le plaisir de vous présenter le dernier né de sa gamme, Coca-Cola Life (vidéo).

Premier point visiblement remarquable, avant même de goûter cette nouvelle déclinaison de Coca : le PACKAGING. Coca-Cola profite de la nouveauté pour adopter une couleur plus environnementale : le rouge est devenu vert. Ce qui n’est pas sans nous rappeler le tournant pris il y a quelques années par un autre géant de l’agroalimentaire (palampapalam !)… 

D’un point de vue RECETTE maintenant, sur le papier, le Coca-Cola Life n'est ni un Coca "normal" (c'est-à-dire au sucre), ni un soda "allégé" (sans sucre mais à l'aspartame, édulcorant artificiel controversé*). Il contient un mélange de sucre et de stevia, ce qui le place caloriquement parlant entre le Coca-Cola classique (68 kCal contre 105 kCal pour un verre de 250 ml) et ses frères Light et Zéro.
Dans nos têtes de consommateurs, tout ce qui est chimique nous semblant malsain et impur, et ce qui est naturel, forcément bon, le discours de Coca-Cola s'explique et risque de trouver preneur. La marque met en effet en avant l'origine naturelle de cet édulcorant, cherchant ainsi à se réconcilier avec les consommateurs qui souhaitent diminuer leur consommation de sucre mais qui sont effrayés par les interrogations suscitées par l'aspartame. Attention cependant à ne pas se laisser piéger : en Europe, il est interdit d'utiliser de la stévia pure. Ce qui est autorisé, c'est l'extraction (non naturelle !) du rébaudioside, la substance édulcorante qu'elle contient et qui permet d'obtenir le goût sucré (noter que les molécules de la stevia, les steviols glycosides, sont 200 à 400 fois plus sucrantes que le sucre lui-même).
Nombreux sont les diététiciens et nutritionnistes à souligner le manque d’intérêt nutritionnel du Coca-Cola Life, à cause de sa faible teneur en glucides. En effet, les édulcorants sont de faux sucres, des leurres pour notre organisme : le goût du sucre est en bouche mais pas ses calories. Ce qui est problématique, c’est que nos palais s'habituent à ce goût sucré et que nos comportements alimentaires s'en trouvent modifiés, augmentant le risque de compulsion pour les produits sucrés. Un bon verre de Coca-Cola classique une fois de temps en temps vaudrait-il mieux qu’un verre quotidien de soda édulcoré ?!


*petite parenthèse sur l’aspartame : cet édulcorant a été découvert dans les années 60 et autorisé à apparaître sur le marché dans les années 70. Il ne peut être présent qu’en petite quantité dans les aliments, ce qui explique que pour beaucoup d’experts, l’aspartame ne peut être dangereux car consommé à de trop faibles doses pour être nocif. Bien qu’on sache désormais que l’aspartame serait inoffensif dans l’alimentation, le public continue à s’en méfier fortement. 

Sources: site Internet de Coca-Cola, page Coca-Cola Life et articles sur Coca-Cola Life [Métronews (8-9/10/2014) // www.consoglobe.com (09/2013) // L'OBS le Plus (10/10/2014)]

dimanche 28 décembre 2014

SANTE!

Le saviez-vous? Avant d'être l’alcool roi de nos fêtes, le Champagne était officiellement reconnu comme étant un vin thérapeutique…

C’est à la fin du XVIIe siècle que le Champagne, boisson pétillante issu de trois cépages (deux noirs : le Pinot Noir et le Pinot Meunier, et un blanc : le Chardonnay) savamment élaboré par Pierre Pérignon, prend ses lettres de noblesse et est officiellement reconnu comme bienfaisant pour la santé. On prête au roi des vins et vin des rois un grand nombre de vertus: facilitateur de digestion, remède contre les rhumatismes, puissant antiseptique, souverain contre les idées noires et la prévention du vieillissement et seul vin, selon Madame de Pompadour, "à laisser une femme belle après boire"... Les bulles tourbillonnantes et voluptueuses du vin de Champagne ont leurs inconditionnels : le Duc de Saint-Simon rapporte dans ses mémoires que Duchesne, médecin des fils de France, mort à 91 ans, "conserva jusqu'au bout une santé parfaite et sa tête entière en soupant tous les soirs avec une salade et en ne buvant que du vin de Champagne". Ou encore Jean Godinot, chanoine de Reims, qui dans son traité sur les vins de Champagne datant de 1718, affirme que "de tous, il n'en est pas de meilleur pour la santé". Certes, l'homme prêche pour sa région, mais est soutenu dans sa foi par la faculté de médecine de Reims et par des savants étrangers (car la réputation du Champagne a déjà franchi les frontières à cette époque!). Sir Edward Barry, lord anglais, publie en 1775, dans Observations, Historical, Critical and Medical on the Wines, qu'ils sont "légers et généreux, ne donnent ni la goutte, ni la maladie de la pierre" (calculs rénaux). En Allemagne, le Docteur Loebenstein-Loebel, professeur à la faculté de médecine d'Iéna note dans son Traité sur l'usage et les effets des vins dans les maladies dangereuses (1817), qu'"au moyen de sa matière sucrée et de son gaz acide carbonique, le vin de Champagne produit un excellent effet de digestion... Il ramène le calme et la gaîté chez les malades tristes et hypocondres". Même diagnostic pour le Docteur Joseph Roques, en 1821, dans sa Phytographie médicale, qui vante les vertus du champagne effervescent et de tous les vins chargés d'acide carbonique pour "réveiller l'action de l'estomac, exciter les facultés mentales, inspirer l'allégresse et une douce gaîté". Mais tous s'accordent sur la nécessité de ne faire usage que des meilleurs crus et de les consommer avec modération, l'excès leur faisant perdre toutes les propriétés bienfaisantes. Précurseurs de notre Programme National Nutrition Santé?
À la fin du XIXe siècle, le Champagne a donc toute sa place dans la pharmacopée populaire, au point d'être présent dans les pharmacies des établissements de santé, quelque fois même étiqueté sous les dénominations "Clos de jouvence", "Champagne hygiénique" voire "Tisane des convalescents". "Lors de la Première Guerre mondiale, les grandes maisons tirent gloire et parti d'être les fournisseurs des hôpitaux civils et militaires", raconte le Docteur Tran Ky, auteur de l'ouvrage les Vertus thérapeutiques du Champagne. Le breuvage aurait été d’un grand soutien pour maintenir le moral des troupes et réconforter les blessés. Le pétillant remède était régulièrement administré (à dose très modérée !) aux opérés mais aussi aux femmes qui venaient d'accoucher, pour ses vertus stimulantes et reconstituantes…

Qu’en dit-on aujourd’hui ? Notre médecine moderne, pointilleuse et circonspecte contredit-elle la médecine ancienne, empirique et basée sur l'observation ?
Le Champagne est un alcool et contient par conséquent de l'éthanol, toxique à haute dose. Ce principe étant posé, plusieurs recherches, faisant suite à la fameuse étude sur le "French paradox" du Professeur Serge Renaud (1991), ont cependant démontré les propriétés protectrices d'une consommation modérée de vin contre les maladies cardio-vasculaires ainsi que contre certains cancers et maladies neurodégénératives.
Quelques explications issues de la biologie moléculaire: les vignes et raisins recèlent des polyphénols aux qualités antioxydantes et bénéfiques. Le Docteur Tran Ky explique que "le champagne contient 440 variétés de polyphénols. Si les polyphénols sont en moindre quantité que dans certains vins rouges, leur effet est suractivé par la double fermentation qui caractérise la fabrication du champagne" Récemment, en 2009, une étude menée et publié par Jeremy Spencer dans British Journal of Nutrition, affirme qu'1 à 2 verres de Champagne par jour diminuent les problèmes cardiaques ainsi que le risque de subir un accident vasculaire cérébral. Les polyphénols participent à l'amélioration du fonctionnement des vaisseaux sanguins en favorisant la circulation du sang, en diminuant la pression artérielle et la probabilité de formation de caillots. D’après ce scientifique, la consommation modérée de Champagne aurait les mêmes effets bénéfiques que ceux observés avec le vin rouge.

Laissons les scientifiques continuer à plancher sur ce sujet passionant, et en cette veille de Réveillon, préparons-nous à regarder les évanescentes bulles d'or jaillir par myriades à travers les parois de nos coupes et flûtes, et à les entendre pétiller, car ce spectacle contribue aussi à son effet euphorisant en éveillant les sens et le plaisir de vivre...


!! BONNE ANNEE !!

Source: Champagne: à votre très bonne santé, Martine Betti-Cusso, le Figaro Santé (24/12/2012)